1956 : Le Real inaugure
On ne va pas réexpliquer l’histoire de la Coupe des clubs champions européens. La première édition de la compétition née dans l'esprit de journalistes parisiens a opposé 16 équipes, les champions de 16 pays européens dont, pour l’anecdote, celui de la Sarre, qui disposait à l'époque d'une association indépendante de la fédération allemande. Comme tout le monde le sait, le Real Madrid l’a emporté contre le Stade de Reims au Parc des Princes. Après avoir battu les représentants suisses (le Servette FC) et serbes (le Partizan Belgrade), les Merengue emmenés par le duo d’attaque Alfredo Di Stefano-Francisco Gento éliminent le Milan AC en demi avant de prendre le dessus dans un match épique (4-3) sur la formation d’Albert Batteux.

1957 : La revanche… de Kopa
Un peu comme Zizou, qui a dû venir au Real pour gagner la C1, Raymond Kopa, transfuge rémois, a savouré sa première année à Madrid avec une victoire en Ligue des Champions. Dans cette compétition à 22 associations représentées (l’Espagne en avait deux), les Merengue ont tapé une nouvelle fois un club français, l’OGC Nice, en quart de finale après être failli passé à la trappe au premier tour contre le Rapid de Vienne. En demi-finales, Manchester United ne peut également rien contre le Real. Alors au sommet de leur art, les Madrilènes battent (2-0), à Santiago Bernabeu, la Fiorentina devant 124 000 spectateurs grâce, encore une fois, au duo Di-Stefano-Gento.

1958 : Jamais 2 sans 3 !
Trop facile pour le Real. Dans cette 3e édition de la Coupe des clubs champions européens, qui voit pour l’anecdote l’AS Saint-Etienne jouer sa première, le tenant du titre se balade. Après avoir explosé les Belges du Royal Anvers FC (8-1 sur les 2 matches), le FC Séville (10-2) et les Hongrois du Vasas SC (4-2), la formation de Carniglia s’impose encore contre des Italiens. Victoire après prolongations (3-2) contre le Milan AC de Cesare Maldini au Stade du Heysel de Bruxelles. Di-Stefano et Gento sont encore buteurs…

1959 : Pas de revanche pour Reims…
Raymond Kopa n’a pas fait de cadeau à ses anciens partenaires. Le Stade de Reims, qui a battu successivement les Irlandais de Ards FC, les Finlandais de HPS Helsinki puis les Belges du Standard, tombe encore sur le Real Madrid en finale. Les Merengue survolent encore l’Europe même si après des voyages en Turquie et en Autriche, ils ne passent que grâce au but à l’extérieur lors d’un sulfureux derby de Madrid contre l’Atlético. Au Neckarstadion de Stuttgart, le quatuor Gento-Kopa-Di Stefano-Rial bat tranquillement le Stade de Reims de Just Fontaine, exceptionnel lors de la compétition.

1960 : Puskas, le major galopant au sommet
Après un derby de Madrid la saison précédente, le Real joue un clasico tout aussi tendu en demi-finale contre le Barça. Mais comme contre l’AS La Jeunesse d'Esch et l’OGC Nice, les tenants du titre écartent facilement les Catalans avant d’écraser l’Eintracht Francfort en finale. A l’Hampden Park de Glasgow, les Madrilènes gagnent 7-3 avec un triplé de Di Stefano et un quadruplé de Ferenc Puskas, qui n’avait pas pu jouer la finale 59. Après ce 5e titre consécutif, le Real cesse de monopoliser le palmarès en tombant face au Barça, qui tient sa revanche un an après. Finaliste en 62, le Real tombe sur Benfica, qui remporte la compétition une deuxième fois. En 1964, c’est contre l’Inter que les coéquipiers de Gento tombent en finale.

1966 : La dernière avant la disette
Le Real prend sa revanche sur l’Inter, deux saisons après, en demi-finale et retrouve le Heysel, pour retrouver goût à la victoire contre le Partizan Belgrade. Avant d’arriver au dernier carré, les Merengue ont éliminé le Feyenoord, Kilmarnock puis Anderlecht. Après 5 victoires et 2 finales lors des 10 premières éditions, le Real se retire progressivement de la scène européenne.

1998 : 32 ans après…
C’est mon tout premier souvenir du Real Madrid. Forcément avec la Coupe du monde qui approchait, mon engouement pour le foot était décuplé. Et puis je me rappelle que Onze Mondial avait énormément parlé de cette finale avec en une "L’Europe avant le Monde" puisque Zizou était à la Juve. Je me rappelle que le match était plutôt mauvais mais que finalement Pedrag Mijatovic avait marqué un but de raccro pour offrir la victoire. Ca faisait 32 ans que le Real n’avait plus lever la Coupe aux grandes oreilles.

2002 : Les étoiles au Stade de France
Et 1 et 2 et 3, 0 ! C’est mon plus grand souvenir en tant que supporter du Real tout simplement parce que j’étais à Saint-Denis ce soir la avec mon maillot merengue. Nicolas Anelka avait fait en plus un très grand match mais c’était Morientes, McManaman et Raul qui avaient marqué contre Valence, qui avait Claudio Lopez devant. Franchement, ce fut une belle fête en ce 24 mai 2000.

2004 : Et Zizou frappa…
45e minute de la finale de la Ligue des champions saison 2001-2002 à Hampden Park, Glasgow. Le Real est tenu en échec par le Bayer Leverkusen de Ballack quand Roberto Carlos, lancé sur la gauche, centre en cloche en retraite. Puis l’instant magique. Zizou décompose une reprise du volée du gauche magistrale qui finit en pleine lucarne des Allemands. Le but et les arrêts de Casillas, entré en jeu, en fin de rencontre suffisent à la victoire.

2007 : L’histoire est à écrire !